King Kong, le mythique

Publié le par Laurette

Le mois dernier je tentais pour la première fois une Masse Critique chez Babelio et remportais pour mon plus grand bonheur un fabuleux album d'Antoine Guilloppé.

Challenge "Je lis aussi des albums" - lecture  93/100 - très bel album -

Challenge 1% rentrée littéraire - participation 8/6 -

King Kong, Antoine Guilloppé, Gautier Langueureau, octobre 2015

King Kong, le mythique

Alors, j'avoue sans complexe ne pas bien connaître l'histoire de ce mythique grand singe, n'ayant pas vu le ou les films ou lu d'adaptations.

Alors je vous livre les fruits de mes petites recherches pour vous mettre dans le contexte de cette revisite d'Antoine Guilloppé.

King Kong est donc un monstre fantastique, grand gorille, personnage de fiction apparut en 1933 au cinéma, dans un film de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack.

Pour l'anecdote (merci Wikibidule), le film aurait du s'appeler "Jungle Beast" ("La bête de la jungle"), mais la société de production souhaitait un titre plus mystérieux. Les réalisateurs ont alors choisi d’appeler le Gorille Kong, du nom d'une chaine de Montagne africaine, et King, "le roi", pour que le titre ne laisse pas envisager aux spectateurs qu'il s'agissait d'un documentaire.

Pour l'histoire

King Kong, le mythique

C'est un film dans le film, puisque l'on embarque avec un réalisateur et son équipe, partant en tournage pour "l'île du crâne" ("Skull Island") , au large de Sumatra (Indonérie).

Une île évidemment totalement imaginaire, où le temps et l'évolution des espèces se sont arrêtés, et où vivent dans une harmonie toute relative des espèces préhistoriques menaçantes et des peuplades indigènes.

A l'arrivée des américains, les autochtones enlèvent l'actrice principale du film, Ann, pour l'offrir à leur dieu Kong. Le gorille l'emmène alors dans son repaire à l'autre bout de l'île, au sommet d'une montagne.

L'équipe par à sa recherche, mais la plupart sera tuée en traversant l'île. C'est Jack, poussé par l'amour qu'il a pour Ann, qui retrouve et capture Kong.

Il est ensuite ramené vers la "civilisation" pour être montré en animal de foire comme la 8ème merveille du monde. Kong réussi à s'échapper et surtout à retrouver Ann.

Perdu dans cette univers inconnu il grimpe avec elle au sommet de la plus haute tour de New-york, l'Empire State Building, comme seul repère à l'horizon.

C'est là qu'il trouvera la mort, se débattant avec les avions de chasse ... une des scènes les plus mythiques du cinéma.

Un film qui a connu beaucoup d'adaptations et qui traite de sujets très prégnants pour l'époque où la colonisation était alors la règle, où l'on considérait les populations locales comme des sauvages, des curiosités à "étudier". Une époque où l'on est encore à la recherche de "mondes perdus"," terres sauvages et inexplorées abritant d'anciennes espèces disparues".

Pour l'adaptation d'Antoine Guilloppé

On part dans l'aventure fantastique en noir et blanc, couleurs qui rappellent les premiers films.

C'est d'ailleurs assez incroyable ce que l'on peut faire passer comme émotions avec seulement deux couleurs ... Mais Antoine Guilloppé nous a déjà habitué à cet exercice de style, toujours aussi magique (Loup noir, Pleine lune, Prédateurs ...).

Des illustrations pleine page, à couper le souffle, qui privilégient les scènes plutôt que de détailler les personnages et mettent en valeur King Kong et sa taille monumentale.

Elles sont accompagnées d'un texte épuré au maximum relatant le scénario version minimaliste mais tout à fait suffisante et fidèle à l'originale.

Et, à chaque page des découpes au laser justes splendides, d'une précision incroyable pour mettre en scène cette épopée fantastique.

Toujours aussi fascinée par le travail graphique de ce grand Monsieur Guilloppé ... meilleur ouvrier de France en dentelle de papier !

Un livre à mettre sous le sapin, et je paris sur un succès garanti et de grands yeux ébahis.

King Kong, le mythique

Je vous laisse avec un court métrage, entremêlé d'images du film de 1933 et de l'album, réalisé par des jeunes pour le Txiki festival, Biarritz, 2015.

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Blandine 04/12/2015 00:38

Je n'ai pas vu non plus le film (je sais je sais), mais ton dernier lien donne envie de le découvrir, tout comme cet album.
J'ai vu une interview de l'auteur récemment sur son travail et la prouesse quant à son mode illustratif, très intéressante!
Bises

Bidib 02/12/2015 12:50

Celui-ci je ne le connais pas mais j'adore le travaille de Guilloppé

Nathalie 01/12/2015 20:41

Veinarde !! Je joue depuis je ne sais pas combien de temps et je n'ai jamais gagné sur Babélio...
Guillopé, je ne connais pas très très bien, mais j'aime beaucoup le peu que je connais ! Il faut que je le trouve celui-ci...

Laurette 01/12/2015 21:19

Je te jure que je n'ai pas graissé la patte de qui que ce soit ;-) et oui, si tu peux le trouver, il est vraiment très beau ! Mais tout l'univers de Guilloppé est comme ça, il faut aller découvrir ça ... bises